Comptes comptables et automatisation
Comptes comptables et automatisation
Configurer vos comptes par défaut, automatiser les écritures et gérer les devises/multicurrency
Configurer les comptes de ventes, les comptes auxiliaires et les règles d’automatisation pour une comptabilité fiable et conforme.
Ce que couvre cette page
Comptes par défaut
Choisir le compte de vente principal, définir comptes auxiliaires clients/fournisseurs et définir préfixes/longueur.
Automatisation
Paramétrer l’autoremplissage (autofill), l’affectation automatique d’auxiliaires et règles par type de document.
Multidevise
Choisir devise de référence, activer la gestion multicurrency, règles de conversion et traitement des paiements en devises étrangères.
Validation & conformité
S’assurer du respect des obligations (ex. FR : SIREN/SIRET), continuité de la numérotation et validation d’IBAN/RIB.
Étapes guidées
Procédures pas-à-pas pour sélectionner, tester et valider vos choix avant passage en production.
Tests & vérifications
Test d’écriture, contrôle de numérotation, vérification des exports et bonnes pratiques à suivre.
Introduction
Ce guide vous accompagne, pas à pas, pour :
- choisir et valider les comptes comptables par défaut (ventes, comptes auxiliaires clients/fournisseurs),
- paramétrer l’automatisation (autofill, attribution d’auxiliaires, préfixes),
- configurer les devises et la gestion multicurrency,
- tester et valider l’ensemble avant utilisation courante ou export comptable.
Suivez chaque workflow détaillé ci-dessous et testez systématiquement vos réglages sur quelques pièces avant de les appliquer globalement.
Workflow 1 — Sélection des comptes comptables par défaut (ventes, auxiliaires...)
Étape 1 — Préparer les informations nécessaires
Rassemblez les références demandées par votre comptable : liste des comptes utilisés habituellement (numéros 7xx pour produits, 401/411 pour tiers…), préfixe souhaité pour les auxiliaires (ex. 411 pour clients, 401 pour fournisseurs), et le dernier numéro de facture émis (règle : la numérotation suivante doit continuer la suite).
Étape 2 — Ouvrir la page de configuration des comptes
Accédez à la section d’onboarding ou aux Paramètres → Comptabilité → Comptes comptables. Repérez le champ « Compte de vente par défaut » et les sélecteurs pour comptes auxiliaires.
Étape 3 — Choisir le compte de vente via la liste/typeahead
Cliquez dans le champ de sélection ; commencez à taper le nom ou le numéro du compte. Utilisez le comportement typeahead pour trouver et sélectionner le compte souhaité. Vérifiez l’intitulé et le numéro affichés avant de valider.
Étape 4 — Définir les comptes auxiliaires
Pour les comptes tiers (clients/fournisseurs), sélectionnez le modèle de compte auxiliaire et définissez :
- le préfixe du numéro auxiliaire (ex. 411 pour clients),
- la longueur souhaitée (nombre de chiffres pour la partie auxiliaire),
- le format (par ex. 411XXXX si le système demande un format). Saisissez un exemple pour vérifier l’aperçu du compte généré.
Étape 5 — Valider et enregistrer
Après avoir fait vos choix, cliquez sur Sauvegarder/Valider. Le système doit vous confirmer la bonne prise en compte. Si une erreur apparaît (préfixe incompatible, caractère interdit, etc.), corrigez selon le message affiché.
Étape 6 — Vérifier auprès de votre comptable (optionnel mais recommandé)
Transmettez à votre expert-comptable la liste des comptes choisis (numéros et préfixes) pour validation et ajustements éventuels.
Étape 7 — Test rapide
Créez une facture test (brouillon puis finalisée) et vérifiez que la ligne de vente utilise bien le compte sélectionné et que le client/fournisseur reçoit l’auxiliaire attendu (aperçu de l’écriture comptable).
Bonne pratique : documentez vos choix
Conservez un fichier ou une note listant les comptes choisis, préfixes et règles d’autofill. Cela facilite la revue par votre expert-comptable et les futurs audits internes.
Workflow 2 — Paramétrer l'automatisation (autofill, affectation d'auxiliaires, règles)
Étape 1 — Décider le périmètre d'automatisation
Choisissez ce que vous souhaitez automatiser : uniquement les ventes, ventes + achats, ou aussi l’affectation analytique. Commencez petit (ex. ventes uniquement) si vous n’êtes pas certain.
Étape 2 — Activer l’autofill pour les lignes produits
Dans Paramètres → Automatisation, activez le « Remplissage du sous-compte comptable automatique ». Associez pour chaque type de produit le compte comptable correspondant (ex. service → 706, produit → 707).
Étape 3 — Règles d’affectation d’auxiliaires
Configurez comment les auxiliaires sont attribués :
- par client/fournisseur : utilisez le compte auxiliaire lié au tiers,
- par facture/import : appliquez le préfixe défini + un identifiant du contact,
- exceptions : définissez des règles manuelles si nécessaire (ex. certains clients doivent utiliser un compte spécifique).
Étape 4 — Préfixe et longueur des comptes auxiliaires
Saisissez le préfixe obligatoire et choisissez la longueur (ex. préfixe 411 + 6 chiffres = 411000001). Si vous changez la longueur, évaluez l’impact sur les comptes existants.
Étape 5 — Tester les règles d’automatisation
Générez quelques documents : une facture client, un achat fournisseur, un avoir. Puis consultez l’aperçu des écritures comptables générées pour confirmer que l’autofill et les auxiliaires sont corrects.
Étape 6 — Gérer les exceptions et corrections
Si une écriture est mal affectée, corrigez-la manuellement et notez la règle à ajuster (ex. produit mal classé). Évitez de modifier rétroactivement les règles sans tester, cela peut entraîner des écritures incohérentes.
Astuce pour gérer les exceptions
Créez une règle « cas spécial » (ex. client stratégique) plutôt que de corriger manuellement chaque écriture ; cela réduit les erreurs répétées.
Attention à la modification des préfixes/longueurs
Changer le préfixe ou la longueur des comptes auxiliaires après avoir généré des écritures peut casser la cohérence des numéros déjà utilisés. Si nécessaire, planifiez ce changement avec votre expert-comptable et appliquez une migration ou notez les exceptions.
Workflow 3 — Gestion des devises et multicurrency
Étape 1 — Choisir la devise de référence
Définissez votre devise de référence (devise de gestion et de comptabilité). C’est la devise principale utilisée pour les rapports et déclarations.
Étape 2 — Activer la gestion multicurrency (si nécessaire)
Si vous facturez ou achetez dans d’autres devises, activez la gestion multicurrency. Sélectionnez les devises courantes que vous utiliserez (ex. USD, GBP).
Étape 3 — Règles de conversion et source des taux
Choisissez la méthode de conversion :
- taux du jour de facturation (recommandé pour cohérence),
- taux journalier des paiements (si vous souhaitez refléter le change au moment du règlement). Précisez la source des taux (ex. taux interne fournis automatiquement par le service de change du système).
Étape 4 — Paramétrer l'arrondi et les différences de change
Indiquez les règles d’arrondi (nombre de décimales) et comment comptabiliser les différences de change (compte spécifique pour gains/pertes de change).
Étape 5 — Gérer les paiements en devise étrangère
Pour chaque paiement reçu/enregistré en devise étrangère, affectez la devise correspondante au règlement. Vérifiez que le système enregistre le montant en devise et la conversion dans la devise de référence avec la date et le taux utilisé.
Étape 6 — Suivre les écritures multidevise
Consultez les écritures générées : ligne principale en devise, ligne de contrepartie en devise de référence et éventuelle écriture de différence de change. Contrôlez la cohérence des montants.
Bon réflexe pour les transactions internationales
Pour les clients fréquents en devise étrangère, créez un profil devise sur le contact (devise par défaut) afin d’éviter erreurs lors de la facturation.
Workflow 4 — Ajout/validation d’un RIB/IBAN et contrôles bancaires
Étape 1 — Rassembler le RIB/IBAN et BIC
Récupérez l’IBAN et, si disponible, le BIC/SWIFT du compte destinataire. Pour les paiements fournisseurs, demandez une attestation si doute.
Étape 2 — Ajouter le RIB dans la configuration
Allez dans Paramètres → Comptes bancaires / RIB, cliquez sur « Ajouter un RIB », remplissez le libellé et collez l’IBAN/BIC.
Étape 3 — Validation automatique de l’IBAN
Le système effectue une validation du format IBAN. Si l’IBAN est incorrect, corrigez et resaisissez. En cas d’erreur persistante, demandez à la banque du bénéficiaire de vérifier.
Étape 4 — Utiliser le RIB sur les factures
Activez l’option « Ajouter RIB sur les factures » si vous souhaitez que ce RIB apparaisse automatiquement sur les documents clients. Vérifiez l’affichage sur une facture test.
Étape 5 — Tester un virement (simulation)
Si votre outil propose une simulation ou un aperçu d’intégration bancaire, vérifiez que le RIB est reconnu et que la correspondance bancaire est correcte.
IBAN : indispensable et sensible
Un IBAN invalide empêche les paiements et peut bloquer des traitements automatisés. Vérifiez toujours l’IBAN auprès du fournisseur ou du client avant l’enregistrement final.
Workflow 5 — Validation finale avant passage en production
Étape 1 — Vérifier les obligations pays-spécifiques
Pour certains pays (ex. France), certains champs peuvent être obligatoires (SIREN/SIRET, RCS, etc.). Assurez-vous que les informations légales de l’entreprise sont complètes dans le profil.
Étape 2 — Contrôler la numérotation des factures
La numérotation doit reprendre la suite du dernier numéro existant. Renseignez le numéro de départ qui suit le dernier émis. Modifier ce paramètre sans respecter la suite constitue un risque légal.
Étape 3 — Réaliser des tests end-to-end
Créez des cas de test : facture en devise locale, facture en devise étrangère, achat fournisseur, avoir. Finalisez-les, visualisez les écritures et simulez un export comptable pour vérifier le résultat attendu.
Étape 4 — Vérifier les exports et écritures
Générez un export comptable pour une période courte (ex. une semaine) et vérifiez :
- cohérence des comptes utilisés,
- numérotation et pièces comptables,
- présence/format des auxiliaires,
- montant en devise et conversion.
Étape 5 — Documenter et verrouiller
Une fois validé, consignez les règles adoptées et, si votre système le permet, marquez la configuration comme « verrouillée » ou demandez à votre comptable de confirmer avant déploiement complet.
Si vous n’avez qu’une seule devise :
- définissez la devise de référence,
- n’activez pas la gestion multicurrency,
- automatisez l’affectation des comptes de ventes pour gagner du temps. Avantage : simplicité des écritures et rapportage direct.
Avant (manuelle)
- Saisie manuelle des comptes sur chaque facture
- Risque d’erreurs et pertes de temps
- Difficultés sur factures en devise étrangère
Après (automatisée)
- Autofill des comptes produit/vente
- Attribution automatique des auxiliaires
- Conversion automatique selon règles, écritures de différence de change gérées
Coordination avec votre expert‑comptable
Faites valider vos préfixes et la logique d’autofill par votre expert-comptable avant de l’appliquer globalement. Cela évite corrections coûteuses et anomalies lors d’export.
Petite astuce de mise en production
Déployez vos règles d’automatisation sur un petit périmètre (ex. un établissement ou une période test) puis étendez quand tout est conforme.
Frequently Asked Questions
Prêt à continuer ?
Après avoir configuré comptes et devises, passez au paramétrage du rapprochement bancaire automatique pour automatiser encore davantage votre comptabilité.